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Est-ce que le collagène soulage vraiment les tendinites ?

Cette protéine star qu’on ne présente plus, véritable pilier de notre peau, de nos os et, tu l’auras deviné, de nos tendons. Mais au-delà de son rôle de soutien, que sait-on vraiment de son impact sur les tendinites ? C’est ce qu’on va essayer de décrypter.

 

Petit rappel sur ce qu’est le collagène

Le collagène, c’est un peu la colle de ton corps. Il tient tout ensemble, peau, os, muscles, tendons, ligaments. Y’a pas moins de 28 types de collagène, mais concentrons-nous sur les stars du moment.

  • Type I : Le plus courant, champion pour la résistance de la peau, des os, tendons, cartilages fibreux et autres tissus connectifs.
  • Type II : Spécialiste des cartilages, il joue dans la cour des articulations.
  • Type III : Le complice du type I, essentiel pour les muscles, les organes et les artères.

Et d’où ça vient, le collagène ? On le trouve sous différentes formes :

  • Marin : Extrait de la peau et des écailles de poissons, c’est le chouchou pour la peau et la beauté.
  • Bovin : Issu principalement de la peau, des os et des muscles des bovins, il est souvent utilisé pour la santé des os et des articulations.
  • Végétal : Plus une alternative qu’un vrai collagène, il stimule la production de collagène dans le corps grâce à certaines plantes.

Si ça t’intéresse, on a un article sur les différences entre le collagène marin et bovin, ça t’aidera à mieux comprendre.

 

Le collagène pour les tendinites, efficace ou pas ?

 

Ce que disent les études scientifiques :

 

Le rôle du collagène dans la cicatrisation

Quand tes tissus, os ou tendons, prennent un coup, tes cellules lancent un grand “Changement de plan !” et commencent à produire du collagène de type III à la place du classique. Pourquoi ? Parce que ce super collagène est le roi du bricolage rapide, parfait pour tenir les morceaux ensemble le temps que tout se remette en place.

Mais le hic, c’est qu’on n’a pas encore toutes les cartes en main pour comprendre comment chaque type de collagène joue son rôle ou comment on peut booster le processus. C’est comme si on avait trouvé une super technique de réparation, mais qu’on cherchait encore le manuel d’utilisation. On sait que ça marche, mais on creuse encore pour savoir comment tirer le meilleur de cette magie réparatrice.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7671527/

 

Utilisation du collagène chez les sportifs souffrant de douleurs articulaires

Dans cette étude, 24 semaines, des athlètes se sont lancés dans l’aventure du hydrolysat de collagène, ajoutant cette poudre magique à leur diète pour voir si leurs douleurs articulaires, ces petites bêtes noires qui ralentissent leur course, pouvaient être domptées.

Et devine quoi ? Bingo ! La douleur a commencé à reculer, comme impressionnée par ce nouvel adversaire. Cela nous souffle que glisser du collagène dans le menu pourrait bien être le petit plus qui aide les articulations à rester dans la danse, réduisant les risques de les voir s’abîmer chez ceux qui poussent leur corps à l’extrême. En gros, c’est comme offrir une armure à ses articulations, leur permettant de rester souples et fortes dans la bataille sportive.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18416885/

 

Dégénérescence tendineuse et douleur chronique à l’épaule

Ce que nous dit l’étude, c’est qu’il se passe des choses assez fascinantes dans le monde microscopique de nos tendons, surtout quand on parle de cette fameuse tendinite de la coiffe des rotateurs. On a découvert que le collagène, joue un peu l’artiste, changeant sa composition et se remettant en question dès qu’il y a un petit accroc.

En particulier, le collagène de type III, d’habitude plutôt discret, monte sur le devant de la scène en cas de blessure. C’est comme s’il se disait : “Laissez-moi gérer ça, je vais renforcer tout ça.” Ce comportement pourrait bien être le signal d’alarme d’une dégradation qui s’installe sournoisement, avec la tendinite en ligne de mire et, à terme, le risque de rupture du tendon.

Et cette tendance s’accentue avec l’âge, rendant les tendons plus fragiles. En gros, c’est un appel à ne pas négliger les signaux que nous envoie notre corps, surtout si on veut continuer à bouger sans souci.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8037494/

 

Effet du peptide de collagène sur le tendon d’Achille

Dans le cadre de cette étude captivante, l’équipe de recherche a décidé d’explorer le potentiel du peptide de collagène pour renforcer le mythique tendon d’Achille. Pour ce faire, nos amis les lapins ont été divisés en groupes, recevant pendant 56 jours soit des doses précises de cette potion magique (0,2 g/kg et 1,0 g/kg de leur poids), soit un régime plus classique à base d’eau ou de lactalbumine, histoire de comparer.

Le verdict est aussi fascinant qu’une éclipse lunaire, peu importe la quantité de peptide ingurgitée, le tendon d’Achille de ces petits bondisseurs s’est retrouvé avec des fibrilles de collagène ayant pris un peu de muscle, devenant plus épaisses, tout en jouant des coudes pour gagner en espace. Mais attention, quand la lactalbumine entre en jeu à haute dose, elles n’améliorent pas la structure des fibrilles de collagène de la même manière.

Là où ça devient encore plus intéressant, c’est avec la dose maximale de peptide de collagène. Elle a réussi à produire des fibrilles musclées, affichant un diamètre entre 160 et 180 nm, une performance digne d’un haltérophile olympique, que les autres n’ont pas pu égaler. Par contre, pour les fibrilles de plus de 200 nm, c’est un peu la débandade, moins présentes dans ce groupe par rapport à la dose plus faible.

Et ce n’est pas tout. Comme un chef étoilé qui ajuste sa recette, le peptide de collagène a également modifié la recette chimique des tendons, en augmentant la présence de sulfate de dermatane (un glycosaminoglycane qui a son importance) et en mettant au régime l’acide hyaluronique.

Pour couronner le tout, cette étude nous suggère que le peptide de collagène est un peu l’élixir de jeunesse des tendons, il les dope, les rend plus forts et prêts à affronter les défis du quotidien.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16161767/

 

Avis du sportif (légionnaire) Gérald Michiara :

 

Quel type de collagène faut-il prendre ?

Tu te retrouves dans l’allée des collagènes au magasin, un peu comme si tu étais devant un buffet géant, sans trop savoir lequel garnira ton assiette pour apaiser ta tendinite ? je vais t’éclairer sur ce choix comme si on sélectionnait ensemble les épices d’un plat exquis.

Pour apaiser les tendinites, le champion toutes catégories, c’est le collagène de type I. Et pour cause, il s’harmonise à merveille avec le collagène que tu as déjà dans les tendons.

Niveau provenance, le collagène issu du bœuf et celui venu de la mer sont en tête de liste. Le premier est plébiscité pour fortifier os et articulations. Grâce à sa riche teneur en collagène de type I, il parfait pour tes tendons.

Quant au collagène marin, il est le favori de ceux en quête d’une alternative plus légère et facile à digérer. Chargé lui aussi en collagène de type I, il a l’avantage d’être plus éco-friendly. C’est le choix bio de ton épicerie.

Par contre, si tu es vegan, c’est un poil plus corsé. Le collagène végétal, en tant que tel, ça n’existe pas. Mais il y a des substituts qui encouragent ton corps à en fabriquer naturellement. Garde l’œil ouvert pour des compléments enrichis en vitamine C, silicium, lysine, ou proline.

Donc, pour résumer, si la tendinite te travaille, oriente-toi vers le collagène de type I, bovin ou marin, en fonction de tes goûts et de tes principes.

 

Comment l’utiliser ?

Généralement, on recommande entre 10 et 15 grammes de collagène par jour, à prendre avec un peu de vitamine C pour booster son absorption. La vitamine C, c’est la petite touche qui fait toute la différence.

Et où le trouver ? Si t’es plus mer que terre, le collagène marin est fait pour toi. Sinon, le collagène bovin peut être une bonne option. Pour les végétariens, on mise sur des boosters de collagène végétal, même si c’est pas du collagène à proprement parler.

En bref, le collagène peut être un allié contre la tendinite, mais c’est pas une baguette magique. Alimentation équilibrée, repos et exercices adaptés sont tes meilleurs amis. Et surtout, écoute ton corps et ton médecin, ils savent ce qui est bon pour toi !

 

Quelles sont les alternatives naturelles ?

Tu cherches des moyens plus naturels pour booster ton collagène ? J’ai exactement ce qu’il te faut. On va voir les différentes options alimentaires qui vont faire du bien à ton corps et à ta tendinite.

Pour une source riche et naturelle de collagène, rien ne bat le bouillon d’os. Permet d’enrichir tes soupes tout en t’apportant une bonne dose de collagène.

Les viandes à cuisson lente comme le jarret de bœuf ou la queue, les poissons gras tels que le saumon, et même les fruits de mer avec leurs exosquelettes riches en collagène sont tes alliés. Et ne jette pas la peau des poissons, elle est pleine de ce précieux collagène !

Côté végétal, l’ail, les baies, les légumes verts et les agrumes sont à considérer pour stimuler la production de collagène de manière naturelle.

Et si tu veux en savoir plus sur l’aliment champion en collagène, file voir par ici : Quel est l’aliment le plus riche en collagène ?